#4 Saviez-vous que … ?

Saviez-vous que différents formats de fichiers existent pour un même type de données ? Et que certains formats sont fermés et dépendent du bon vouloir des logiciels qui sont liés, et que d’autres formats sont ouverts et donc ne dépendent de rien ? Mais savez-vous ce qu’est un format de fichier (ou format de données) au moins, alors que vous vous en servez très souvent ?

Vous avez déjà entendu parler très probablement des trucs comme « lecteur mp3 » ou « fichier doc », n’est-ce pas ? Et bien évidemment, hélas, bien moins souvent (voir pas du tout) de leurs homologues « lecteur ogg » ou « fichier odt » ?

« mp3 » et « doc » sont des formats de fichiers (ou données) fermés (et propriétaires) mais très employés par l’industrie technologique ou les entreprises. Il y a plusieurs raisons à celà : Profits (pour certains formats, même si vous l’ignorez, il faut payer pour s’en servir), ventes liées, relations étroites inter-entreprises, etc …

Mais ce n’est pas le sujet du jour.

En comparaison, les formats de fichiers « ogg » et « odt » sont ouverts (et libres). Pour la plupart ils sont tout bonnement équivalents, et pour d’autres ils peuvent êtres meilleurs. Mais ça non plus, ce n’est pas le sujet du jour.

Les formats « mp3 » et « ogg » sont des formats de fichiers audio (ou musicaux), vous savez les fichiers de musiques que l’on peut télécharger (légalement ou non) et copier sur un lecteur de musiques portable (et non « lecteur mp3 » qui est un abus de langage commercial …). Et les formats « doc » et « odt » sont prévus pour des logiciels de traitement de texte.

Donc « mp3 » et « doc » sont fermés. Leurs spécifications ne sont pas publiques (ou alors ce n’est pas autorisé de s’en servir) et seuls les logiciels créés par l’éditeur du format, ou selon une certaine rente, peuvent seulement lire et/ou écrire avec ces formats. À contratio, les formats ouverts « ogg » et « odt » peuvent êtres utilisés (et donc lire et écrire) par n’importe quel logiciel (à qui on aura implémenté cette fonctionnalité bien sûr).

Aujourd’hui, la plupart des logiciels peuvent lire beaucoup de formats audio dont le « mp3 » et l' »ogg », mais également le « wav », le « flac », etc .. comme beaucoup de logiciel peuvent lire la plupart des formats vidéos connus comme l' »avi », l' »ogv », le « webm », le « mkv », etc .. Sauf que pour les formats fermés, soit les developpeurs de logiciels payent, soit ils utilisent un morceau de code appellé bibliothèque (comme pour les livres, oui, c’est similaire) qui permet de lire (ou écrire selon le besoin) les formats fermés plus ou moins légalement. À noter que pouvoir lire un format de fichier qu’un utilisateur aura acheter par exemple est un droit fondamentale indiscutable. Il n’y a aucun de ces problèmes pour les formats ouverts. Parfois (souvent), l’utilisateur achète un appareil et paye directement la rente dans le prix d’achat. C’est comme acheter un ordinateur et avoir dans le prix d’achat le prix du système d’exploitation installé, on croit à tord que finalement c’est gratuit.

Bref, il faut savoir aussi que les logiciels qui utilisent des formats ouverts de naissance, citons LibreOffice, une suite bureautique très connue, qui utilise le format « odt », permettent également (un peu par magie avec une technique très complexe appellée « reverse engineering« ) de lire et écrire dans les formats fermés concurrents. Étonnament, alors que le format « odt » est ouvert par nature, la suite bureautique Microsoft Office n’a pas su lire de formats ouvert avant longtemps, et encore maintenant il est dit que ce n’est pas suffisamment bien implémenté. Qui a dit « monopole » et « discrimination de la concurrence » ?

Bon, déjà que le logiciel libre est à partager sans compter, mais penser aussi à créer, utiliser et diffuser vos documents dans un format libre (et tant qu’à faire sous licence libre), pour le bien de tous, une interroperrabilité sans accros et pour la perrenité de vos informations. Et oui, utiliser un format ouvert garanti sa lecture et son édition très très loin dans le futur !

À cause des problèmes inter-cartel-entreprises exprimés rapidement plus haut, la plupart des appareils commerciaux comme les autoradios, les lecteurs de musiques portables, des téléphones portables, des chaines hifi, etc .. ne sont pas capables de lire du format ouvert et les utilisateurs n’ont pas la maitrise de leurs appareils pour ajouter cette fonctionnalité. Peu importe que les formats soient moins biens, soient payants, soient fermés et dépendants, l’industrie technologique (et les autres) impose ses « choix » et « idées » et les utilisateurs sont à leur merci.

Maintenant vous savez !

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